Bab Mansour à Meknès : histoire et architecture de la porte impériale
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Bab Mansour à Meknès : histoire et architecture de la porte impériale

Découvrez Bab Mansour à Meknès, monument emblématique de la cité impériale. Histoire, architecture, zelliges, Moulay Ismaïl et liens avec la place El Hedim.

L'équipe MoroccoMuseum19 août 202615 min de lecture
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Bab Mansour à Meknès : histoire et architecture de la porte monumentale de la cité impériale

Face à la place El Hedim, au cœur de Meknès, se dresse l'un des monuments les plus emblématiques de la ville : Bab Mansour, également appelée Bab Mansour Laalej.

Avec sa façade monumentale couverte de zelliges, ses motifs géométriques, ses inscriptions calligraphiques et ses grandes colonnes de marbre, cette porte constitue l'un des symboles les plus reconnaissables de l'ancienne capitale impériale de Moulay Ismaïl.

Mais Bab Mansour n'était pas une simple porte décorative.

Elle appartenait à un immense programme architectural destiné à transformer Meknès en capitale royale à partir de la fin du XVIIe siècle.

Pour comprendre Bab Mansour, il faut donc remonter à l'époque où Meknès devint l'un des principaux centres du pouvoir au Maroc.

Meknès avant la construction de Bab Mansour

L'histoire de Meknès commence bien avant le règne de Moulay Ismaïl.

Selon l'UNESCO, la ville fut fondée au XIe siècle par les Almoravides comme établissement militaire.

Son nom est associé aux Meknassa, une grande tribu amazighe qui occupait autrefois une partie importante de cette région.

La ville continua ensuite à se développer sous plusieurs dynasties marocaines.

Les Mérinides y laissèrent notamment des monuments importants, parmi lesquels la Médersa Bou Inania de Meknès.

Mais la transformation qui donna à Meknès une grande partie de son visage monumental actuel commença au XVIIe siècle.

Moulay Ismaïl transforme Meknès en capitale

En 1672, Moulay Ismaïl monte sur le trône.

Son long règne, qui se poursuit jusqu'en 1727, marque profondément l'histoire de Meknès.

Le souverain choisit la ville comme capitale et entreprend la construction d'un immense ensemble impérial.

Palais, murailles, portes monumentales, jardins, greniers, écuries et infrastructures hydrauliques sont développés à une échelle considérable.

L'objectif dépasse largement la construction d'une résidence royale.

Moulay Ismaïl fait édifier une véritable cité impériale à côté de l'ancienne médina.

Une ville derrière d'immenses murailles

La nouvelle ville royale était protégée par de puissantes fortifications.

L'UNESCO souligne aujourd'hui le caractère monumental des remparts de Meknès, dont certaines parties atteignent environ 15 mètres de hauteur.

Plusieurs grandes portes permettaient de franchir ces enceintes.

Parmi elles figuraient notamment :

  • Bab Mansour Laalej
  • Bab Khemis
  • Bab Berdaïn
  • Bab Jdid

Bab Mansour devint la plus célèbre de ces entrées monumentales.

La construction de Bab Mansour

Bab Mansour appartient aux dernières grandes réalisations architecturales associées au règne de Moulay Ismaïl.

Sa construction fut entreprise sous le souverain, mais celui-ci mourut en 1727 avant l'achèvement du monument.

La porte fut ensuite achevée sous son fils et successeur, le sultan Moulay Abdallah.

Les sources patrimoniales situent ainsi son achèvement dans la première moitié du XVIIIe siècle.

Cette chronologie est importante.

Bab Mansour appartient donc pleinement au grand projet impérial lancé par Moulay Ismaïl, même si le souverain ne vit pas la porte complètement achevée.

Pourquoi s'appelle-t-elle Bab Mansour Laalej ?

Le nom complet du monument est souvent donné sous la forme Bab Mansour al-Aleuj ou Bab Mansour Laalej.

Selon les chroniqueurs cités par Discover Islamic Art, le nom serait lié à l'architecte de la porte, décrit comme un chrétien converti à l'islam, probablement d'origine espagnole, qui aurait adopté le nom al-Mansour.

Le terme al-Aleuj apparaît ainsi dans l'appellation historique du monument.

Les travaux auraient été supervisés par le caïd Jilali.

Comme souvent pour les monuments anciens, certains détails transmis par les chroniques doivent être distingués des éléments directement documentés par l'architecture elle-même.

Une porte d'environ 16 mètres de haut

Bab Mansour impressionne avant tout par ses dimensions.

Selon Discover Islamic Art, l'ensemble atteint environ 16 mètres de hauteur.

Au centre de la façade se trouve une grande ouverture formée par un arc monumental légèrement outrepassé.

Cet arc atteint environ 8 mètres de hauteur.

Il est encadré par deux importantes structures latérales qui renforcent la monumentalité de l'ensemble.

L'objectif architectural est évident : celui qui arrivait devant la porte devait immédiatement percevoir la puissance de la cité impériale située derrière elle.

Une façade beaucoup plus qu'une simple entrée

Bab Mansour se distingue par la complexité de sa composition.

La façade extérieure est organisée autour de la grande ouverture centrale.

De part et d'autre se développent des volumes architecturaux qui donnent à l'ensemble une largeur et une présence considérables.

Contrairement à une porte purement défensive, Bab Mansour possède donc une forte dimension représentative.

Elle devait impressionner.

La porte constituait une véritable façade monumentale du pouvoir impérial.

Le zellige de Bab Mansour

L'un des éléments les plus visibles de la décoration est le zellige.

De petites pièces de céramique sont assemblées pour former des compositions géométriques complexes.

Cette technique constitue l'un des grands savoir-faire de l'architecture marocaine.

À Meknès comme à Fès, le zellige apparaît dans de nombreux monuments historiques.

On peut notamment l'observer dans les médersas, les palais, les fontaines et les édifices religieux.

À Bab Mansour, il participe à transformer une structure militaire et cérémonielle en véritable œuvre décorative.

Les motifs géométriques

La décoration de Bab Mansour utilise largement les formes géométriques.

Entrelacs, losanges et compositions répétitives structurent une grande partie de la façade.

Ces motifs permettent de couvrir de vastes surfaces tout en créant un décor extrêmement rythmé.

L'architecture marocaine utilise depuis des siècles cette combinaison entre géométrie, calligraphie et motifs végétaux.

Bab Mansour en offre l'un des exemples monumentaux les plus spectaculaires de Meknès.

Les motifs végétaux et les arabesques

La géométrie n'est pas le seul élément décoratif.

La porte présente également des motifs végétaux et des arabesques.

Ces compositions viennent adoucir la rigueur des formes géométriques et enrichissent considérablement la façade.

L'ensemble associe ainsi plusieurs grands langages décoratifs de l'art architectural marocain.

La grande inscription calligraphique

Une importante inscription en caractères cursifs traverse également la partie supérieure de la façade.

La calligraphie constitue ici un élément architectural à part entière.

Elle ne vient pas simplement s'ajouter au décor.

Elle participe directement à l'organisation visuelle du monument.

Cette association entre architecture et écriture se retrouve dans de nombreux monuments marocains, notamment dans les médersas mérinides de Fès et de Meknès.

Les colonnes de marbre de Bab Mansour

Parmi les éléments les plus intrigants de Bab Mansour figurent ses grandes colonnes de marbre.

Deux hautes colonnes en marbre blanc encadrent certaines parties de la façade.

Leur origine a suscité de nombreuses interprétations.

Selon Discover Islamic Art, ces colonnes proviendraient très probablement des ruines antiques de Volubilis.

La même source précise toutefois que certains éléments, notamment les fûts et les chapiteaux composites, pourraient être d'origine italienne, tandis que les socles sont réalisés en pierre locale.

Cette diversité illustre la circulation et la réutilisation de matériaux architecturaux à différentes périodes de l'histoire marocaine.

Bab Mansour et Volubilis

Le lien possible entre Bab Mansour et Volubilis est particulièrement intéressant.

Située au nord de Meknès, Volubilis fut l'une des principales villes antiques de la région.

Ses ruines conservent encore aujourd'hui des colonnes, mosaïques, temples, maisons et monuments publics.

La réutilisation de matériaux antiques dans des constructions plus récentes était une pratique connue dans de nombreuses régions du monde méditerranéen.

Il convient cependant de rester précis : l'origine de Volubilis pour les colonnes de Bab Mansour est considérée comme très probable par les sources patrimoniales, mais ne doit pas être présentée comme une certitude absolue.

Une architecture aux influences multiples

Bab Mansour illustre également la diversité des influences qui ont façonné l'architecture de Meknès.

L'UNESCO décrit la ville historique comme un ensemble où se rencontrent harmonieusement des éléments de conception et d'urbanisme islamiques et européens.

La ville impériale développée par Moulay Ismaïl est généralement associée à un style hispano-mauresque.

Bab Mansour constitue l'une des expressions les plus spectaculaires de cette architecture.

Bab Mansour et la place El Hedim

Aujourd'hui, Bab Mansour est indissociable de la place El Hedim.

La grande façade de la porte domine directement cet espace public historique.

Cette relation entre la porte et la place est essentielle pour comprendre l'organisation de l'ancienne ville.

El Hedim se situe à la rencontre entre la médina historique et l'ensemble impérial développé sous Moulay Ismaïl.

Bab Mansour matérialisait précisément le passage vers la cité royale.

La porte n'était donc pas placée au hasard.

Elle constituait une transition monumentale entre deux espaces urbains majeurs.

El Hedim : le grand espace devant la porte

La place El Hedim est née dans le contexte des transformations urbaines entreprises lors de la création de la ville impériale.

Son nom est généralement associé à l'idée de démolition et aux espaces dégagés pendant les grands travaux.

Aujourd'hui encore, la place reste l'un des principaux lieux de rencontre de Meknès.

Visiter El Hedim permet surtout d'apprécier Bab Mansour avec suffisamment de recul pour comprendre ses dimensions et sa composition architecturale.

Derrière Bab Mansour : la cité impériale

Franchir symboliquement Bab Mansour, c'est entrer dans l'univers monumental créé par Moulay Ismaïl.

La cité impériale ne correspondait pas à un palais unique.

Il s'agissait d'un immense complexe comprenant :

  • des résidences royales
  • des cours
  • des jardins
  • des fortifications
  • des greniers
  • des écuries
  • des citernes
  • des espaces militaires

Cette organisation explique pourquoi les monuments liés à Moulay Ismaïl sont aujourd'hui répartis sur une zone particulièrement vaste de Meknès.

Le Mausolée de Moulay Ismaïl

Parmi les monuments les plus importants de cette zone se trouve le Mausolée de Moulay Ismaïl.

Le monument est directement associé au souverain qui transforma Meknès en capitale.

Après avoir observé Bab Mansour, la visite du mausolée permet donc de poursuivre naturellement la découverte de cette période de l'histoire marocaine.

Heri es-Souani

Plus loin dans l'ancienne ville impériale se trouvent les structures connues sous le nom de Heri es-Souani.

Ces grands bâtiments sont associés aux importantes infrastructures de stockage développées pour la cité royale.

Ils rappellent qu'une capitale de cette dimension nécessitait une organisation logistique considérable.

Bab Mansour représentait la façade prestigieuse de la cité.

Heri es-Souani permet d'en comprendre davantage le fonctionnement.

Les écuries impériales

Moulay Ismaïl accordait également une grande importance aux chevaux et aux installations équestres.

Les vastes structures associées aux écuries figurent parmi les éléments caractéristiques de la ville impériale mentionnés par l'UNESCO.

Elles témoignent de l'échelle exceptionnelle du complexe royal de Meknès.

Le bassin de l'Agdal

Le bassin de l'Agdal, également associé à l'ensemble impérial, rappelle l'importance des infrastructures hydrauliques.

Une cité royale comprenant palais, jardins, soldats, animaux et réserves nécessitait d'importantes ressources en eau.

Les systèmes hydrauliques faisaient donc partie intégrante du projet urbain.

Bab Mansour n'était pas seulement une porte

L'une des particularités intéressantes de Bab Mansour est la diversité de ses fonctions au cours de son histoire.

Selon Discover Islamic Art, l'édifice abrita notamment le tribunal du pacha de la médina.

Des réunions destinées à régler certains litiges pouvaient y être organisées.

L'espace devant la porte accueillait également des cérémonies religieuses et militaires.

Bab Mansour était donc à la fois :

  • une entrée monumentale
  • un symbole du pouvoir
  • un espace cérémoniel
  • un lieu associé à certaines fonctions administratives

Cette multiplicité explique en partie l'importance du monument dans l'histoire urbaine de Meknès.

Bab Mansour et la Médersa Bou Inania

Pour comprendre l'évolution architecturale de Meknès, il est intéressant de comparer Bab Mansour avec la Médersa Bou Inania de Meknès.

Les deux monuments appartiennent à des périodes différentes.

La Médersa Bou Inania témoigne de l'époque mérinide.

Bab Mansour appartient au grand programme alaouite développé plusieurs siècles plus tard.

Cette comparaison permet de comprendre que Meknès ne se résume pas au règne de Moulay Ismaïl.

La ville conserve les traces de plusieurs grandes périodes de l'histoire marocaine.

Ne pas confondre les deux Médersas Bou Inania

Il existe également une Médersa Bou Inania à Fès.

Les deux édifices sont distincts.

Cette proximité historique entre Fès et Meknès est néanmoins intéressante.

Les deux villes possèdent un patrimoine mérinide important avant de connaître des trajectoires différentes au cours des siècles suivants.

À Fès, des monuments comme Al Quaraouiyine, la Médersa Al-Attarine, le Musée Nejjarine et les Tanneries Chouara témoignent notamment du rôle intellectuel et artisanal de la ville.

À Meknès, la cité impériale de Moulay Ismaïl donne au paysage monumental une dimension particulièrement royale et militaire.

Dar Jamaï

À proximité de la place El Hedim se trouve également Dar Jamaï.

Construit au XIXe siècle, ce palais appartient à une époque beaucoup plus récente que Bab Mansour.

Il constitue néanmoins une étape intéressante pour découvrir l'évolution de l'architecture palatiale marocaine.

Aujourd'hui consacré au patrimoine musical, le monument complète bien un parcours autour d'El Hedim et de la médina.

Bab Mansour et le patrimoine mondial de l'UNESCO

La Ville historique de Meknès est inscrite sur la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1996.

L'organisation considère Meknès comme un exemple particulièrement complet de la structure urbaine et architecturale d'une capitale nord-africaine du XVIIe siècle.

L'UNESCO souligne notamment :

  • les puissantes murailles
  • les portes monumentales
  • la médina
  • la cité impériale
  • les palais
  • les mosquées
  • les médersas
  • les greniers
  • les anciennes structures commerciales

Bab Mansour appartient pleinement à cet ensemble patrimonial exceptionnel.

Pourquoi Bab Mansour est-elle devenue le symbole de Meknès ?

Meknès possède de nombreux monuments historiques.

Pourtant, Bab Mansour est probablement celui qui représente le plus immédiatement la ville.

Plusieurs raisons l'expliquent.

Sa position face à El Hedim lui donne une visibilité exceptionnelle.

Ses dimensions impressionnent.

Sa décoration concentre plusieurs techniques majeures de l'art marocain.

Mais surtout, son histoire résume celle du Meknès impérial.

Bab Mansour est à la fois une œuvre architecturale et une manifestation du projet politique de Moulay Ismaïl.

De Bab Mansour à Volubilis

La visite de Bab Mansour peut être complétée par une excursion vers Volubilis.

Le site archéologique se trouve au nord de Meknès et permet de remonter beaucoup plus loin dans l'histoire régionale.

Les vestiges antiques comprennent notamment :

  • des maisons
  • des mosaïques
  • des temples
  • des bâtiments publics
  • des colonnes
  • un arc monumental

Le rapprochement est particulièrement intéressant en raison de la possible réutilisation de matériaux antiques à Bab Mansour.

Moulay Idriss Zerhoun

À proximité de Volubilis se trouve Moulay Idriss Zerhoun.

La ville est étroitement liée à Moulay Idriss Ier et aux origines de la dynastie idrisside.

Un parcours entre Meknès, Volubilis et Moulay Idriss Zerhoun permet donc de traverser plusieurs grandes périodes de l'histoire du Maroc.

De Meknès à Fès

Meknès se trouve également à proximité de Fès, autre grande ville impériale marocaine.

Les deux destinations offrent des lectures complémentaires du patrimoine marocain.

À Fès, découvrez notamment :

À Meknès, le parcours peut s'organiser autour de :

  • Bab Mansour
  • la place El Hedim
  • la Médersa Bou Inania de Meknès
  • Dar Jamaï
  • le Mausolée de Moulay Ismaïl
  • Heri es-Souani

Visiter les deux villes permet de mieux comprendre la diversité des anciennes capitales impériales marocaines.

Que voir autour de Bab Mansour ?

La situation du monument permet de construire facilement un parcours historique à pied.

Place El Hedim

Commencez par la place El Hedim afin d'observer l'ensemble de la façade de Bab Mansour.

Le recul offert par la place permet d'apprécier les proportions du monument.

Médina de Meknès

Continuez ensuite vers la médina de Meknès.

Souks, ateliers, mosquées et anciennes habitations permettent de découvrir le tissu historique de la ville.

Médersa Bou Inania

La Médersa Bou Inania de Meknès permet de découvrir l'héritage mérinide antérieur à la cité impériale de Moulay Ismaïl.

Dar Jamaï

Dar Jamaï offre une autre lecture de l'architecture palatiale marocaine et du patrimoine culturel de Meknès.

Mausolée de Moulay Ismaïl

Le Mausolée de Moulay Ismaïl constitue une étape essentielle pour approfondir l'histoire du souverain à l'origine de la transformation impériale de la ville.

Heri es-Souani

Poursuivez ensuite vers Heri es-Souani pour découvrir une autre dimension du vaste complexe impérial.

Un itinéraire pour comprendre la cité impériale

Ces monuments gagnent à être découverts ensemble.

El Hedim explique l'organisation de l'espace urbain.

Bab Mansour représente la façade monumentale du pouvoir.

Le Mausolée de Moulay Ismaïl rappelle l'histoire du souverain.

Heri es-Souani révèle l'ampleur des infrastructures impériales.

La Médersa Bou Inania permet de remonter à l'époque mérinide.

Dar Jamaï montre une étape plus récente de l'histoire architecturale de Meknès.

En quelques monuments, il devient ainsi possible de parcourir plusieurs siècles d'histoire.

Pourquoi visiter Bab Mansour ?

Parce qu'il ne s'agit pas seulement d'une belle porte.

Bab Mansour permet de comprendre la manière dont l'architecture pouvait être utilisée pour représenter le pouvoir.

Ses dimensions, ses matériaux, son décor et sa position face à El Hedim ont été pensés pour créer un monument spectaculaire.

Derrière cette façade commence l'histoire de l'immense cité impériale développée sous Moulay Ismaïl.

Devant elle s'étend l'un des principaux espaces publics de Meknès.

Bab Mansour se trouve ainsi exactement à la rencontre entre architecture, pouvoir et histoire urbaine.

Bab Mansour : la grande porte de Meknès

Plus de trois siècles après sa construction, Bab Mansour demeure l'un des monuments les plus reconnaissables du Maroc.

Son immense arc, ses zelliges, ses motifs géométriques, sa calligraphie et ses colonnes continuent de dominer la place El Hedim.

Mais sa véritable importance dépasse sa décoration.

La porte raconte la transformation de Meknès en capitale impériale.

Elle rappelle l'ambition architecturale de Moulay Ismaïl.

Elle témoigne également des multiples influences et savoir-faire qui ont façonné l'architecture marocaine.

Pour découvrir Meknès, Bab Mansour constitue donc bien plus qu'une étape photographique : c'est une porte d'entrée vers l'histoire de toute la cité impériale.

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Sources et références