Tanger : histoire, patrimoine et infos pratiques
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Tanger : histoire, patrimoine et infos pratiques

Ville marocaine, port stratégique et carrefour cosmopolite entre Afrique et Europe : découvrez l'histoire de Tanger, de l'Antiquité à la Zone internationale, et préparez votre visite de la Kasbah, la médina et la Légation américaine.

L'équipe MoroccoMuseum7 août 202615 min de lecture

À l'extrême nord du Maroc, Tanger occupe une position géographique exceptionnelle. La ville domine le détroit de Gibraltar, à la rencontre des espaces méditerranéen et atlantique, face à l'Europe.

Cette situation a profondément façonné son histoire.

Pendant des siècles, Tanger a été à la fois ville marocaine, port stratégique, place convoitée par plusieurs puissances et carrefour entre l'Afrique, l'Europe et le monde méditerranéen.

Aujourd'hui encore, cette histoire se lit dans la ville : une médina marocaine, une kasbah dominant le détroit, des palais, d'anciennes légations diplomatiques, des bâtiments hérités des périodes européennes et une tradition culturelle qui a attiré artistes, écrivains et voyageurs.

L'Office National Marocain du Tourisme présente d'ailleurs Tanger comme une ville profondément cosmopolite, marquée par de multiples influences.

Tanger dans l'Antiquité

L'histoire de Tanger est très ancienne.

Dans l'Antiquité, la ville est connue sous le nom de Tingis.

Sa situation sur le détroit lui donne déjà une grande importance dans les échanges du monde méditerranéen.

La zone a connu différentes influences et occupations au cours de l'Antiquité, notamment phéniciennes, carthaginoises puis romaines.

Tanger devient finalement une ville importante de la Maurétanie Tingitane, province de l'Empire romain dont elle tire une partie de son nom.

La Fondation Nationale des Musées rappelle également l'ancienneté du secteur de l'actuelle Kasbah et son occupation à différentes périodes de l'histoire méditerranéenne.

Plusieurs légendes antiques associent Tanger et ses environs à Hercule. Ces récits font partie de l'imaginaire méditerranéen de la région mais doivent être distingués des données historiques et archéologiques établies.

Tanger et l'histoire du Maroc musulman

Après l'Antiquité, Tanger est progressivement intégrée au monde islamique et à l'histoire politique du Maroc.

Sa position reste essentielle. Le détroit constitue l'un des grands passages entre le Maroc et la péninsule Ibérique, ce qui fait de Tanger un point stratégique pour le commerce, la navigation et les mouvements militaires.

Différentes dynasties marocaines contrôlent la région au fil des siècles.

Mais à partir du XVe siècle, la pression des puissances européennes sur les côtes marocaines modifie profondément l'histoire de Tanger.

La conquête portugaise de Tanger

En 1471, les Portugais prennent Tanger.

Cette occupation s'inscrit dans une période d'expansion portugaise sur plusieurs villes côtières du Maroc.

La présence portugaise à Tanger dure près de deux siècles.

La Fondation Nationale des Musées indique notamment qu'une résidence destinée aux gouverneurs portugais occupait le secteur où se trouve aujourd'hui le Palais de la Kasbah entre 1471 et 1661.

Mais en 1661, Tanger connaît un nouveau changement spectaculaire.

Tanger devient anglaise

En 1661, Tanger passe sous contrôle anglais dans le contexte du mariage entre Charles II d'Angleterre et Catherine de Bragance, princesse portugaise.

La ville devient ainsi possession de la Couronne anglaise.

Cette période est relativement courte. Entre 1662 et 1684, un important château connu sous le nom d'Upper Castle sert notamment de résidence aux gouverneurs anglais. La Fondation Nationale des Musées documente cette occupation dans l'histoire du site de la Kasbah.

En 1684, les Anglais abandonnent Tanger.

La ville retourne alors sous autorité marocaine à la suite de la pression exercée par les forces dirigées par Ali Ben Abdellah Errifi, personnage important du nord du Maroc pendant le règne du sultan Moulay Ismaïl.

Cette reconquête ouvre une nouvelle période dans l'histoire urbaine de Tanger.

Dar Al-Makhzen : le Palais de la Kasbah

L'un des meilleurs lieux pour comprendre cette histoire est aujourd'hui le Musée de la Kasbah des cultures méditerranéennes.

Le musée occupe l'ancien Dar Al-Makhzen, également appelé Palais du Sultan.

L'édifice actuel est attribué à Ahmed Ben Ali Errifi, fils d'Ali Ben Abdellah Errifi.

Une inscription conservée dans le palais indique la date de 1151 de l'Hégire, soit 1737-1738, pour une étape importante de sa construction.

Le palais présente plusieurs caractéristiques de l'architecture résidentielle marocaine : cours, jardins, zelliges, plâtre sculpté et éléments en bois décoré.

Certains éléments témoignent également des échanges méditerranéens propres à Tanger, notamment la présence de colonnes et chapiteaux issus de traditions architecturales européennes.

Aujourd'hui, le musée présente des collections archéologiques et ethnographiques permettant de replacer Tanger dans l'histoire plus large du Maroc et du monde méditerranéen.

Tanger, ville diplomatique

À partir du XIXe siècle, Tanger acquiert progressivement un rôle diplomatique majeur.

Sa proximité avec l'Europe et sa position stratégique attirent de nombreuses représentations étrangères.

L'un des bâtiments les plus remarquables de cette période est la Légation américaine de Tanger.

En 1821, le sultan Moulay Slimane offre aux États-Unis un bâtiment destiné à leur représentation diplomatique.

Le Tangier American Legation Institute indique que le lieu a servi pendant plus de 140 ans aux fonctions diplomatiques américaines.

Aujourd'hui, le bâtiment accueille un musée, un centre culturel et un centre de recherche.

La Légation américaine possède également un statut unique : elle est reconnue comme le seul National Historic Landmark des États-Unis situé en dehors du territoire américain.

Elle constitue ainsi un témoignage exceptionnel de l'ancienneté des relations entre le Maroc et les États-Unis.

La Zone internationale de Tanger

L'un des chapitres les plus singuliers de l'histoire de la ville commence au XXe siècle.

Une convention signée le 18 décembre 1923 établit un régime international particulier pour Tanger.

La France, l'Espagne et la Grande-Bretagne jouent notamment un rôle central dans cette organisation, à laquelle d'autres puissances participent ensuite.

Des archives diplomatiques américaines de l'époque documentent cette convention et le fonctionnement de l'administration internationale.

Cette situation donne naissance à ce que l'on appelle généralement la Zone internationale de Tanger.

La ville devient alors un espace politique et économique très particulier, attirant diplomates, commerçants, entrepreneurs, artistes et résidents venus de nombreux pays.

Cette période contribue fortement à la réputation cosmopolite de Tanger.

Tanger pendant la Seconde Guerre mondiale

Le statut international connaît une interruption en 1940.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, l'Espagne franquiste occupe Tanger et prend le contrôle de son administration.

Les archives officielles du Département d'État américain documentent notamment l'entrée des forces espagnoles dans la zone en 1940.

Après la guerre, le régime international est rétabli.

Il disparaît finalement dans le contexte de l'indépendance du Maroc et de la réunification du pays dans les années 1950.

Tanger et les artistes

L'histoire culturelle de Tanger dépasse largement son rôle diplomatique.

Au XIXe et au XXe siècle, la ville attire de nombreux artistes et écrivains.

L'Office National Marocain du Tourisme cite notamment Eugène Delacroix, Henri Matisse, Tennessee Williams et Paul Bowles parmi les personnalités liées à Tanger.

La lumière, le détroit, la médina et l'atmosphère cosmopolite de la ville nourrissent une importante production artistique et littéraire.

Cette présence étrangère constitue cependant seulement l'une des couches de l'histoire culturelle de Tanger.

La ville possède avant tout une identité marocaine et méditerranéenne beaucoup plus ancienne.

Que voir à Tanger ?

La Kasbah

La Kasbah de Tanger domine la médina et constitue l'un des secteurs historiques les plus importants de la ville.

Ses ruelles permettent de découvrir un tissu urbain ancien tout en profitant de plusieurs perspectives vers la mer et le détroit.

C'est également dans la Kasbah que se trouve l'ancien Palais du Sultan.

Le Musée de la Kasbah des cultures méditerranéennes

Installé dans Dar Al-Makhzen, le musée permet de découvrir l'histoire de Tanger et de la région à travers différentes collections.

Selon la Fondation Nationale des Musées, les horaires actuellement publiés sont :

  • ouverture de 10 h à 18 h ;
  • fermeture hebdomadaire le mardi ;
  • tarif standard : 30 DH ;
  • tarif réduit : 15 DH ;
  • gratuit pour les enfants de moins de 6 ans ;
  • pass journée : 50 DH.

Découvrir la Kasbah de Tanger et le Musée de la Kasbah

La médina

La médina de Tanger possède une identité différente de celles de Fès ou Marrakech.

Ses ruelles blanches, ses petits commerces et ses bâtiments témoignent de l'histoire marocaine de la ville mais aussi des nombreuses influences accumulées au fil des siècles.

Elle peut facilement être parcourue à pied depuis le Grand Socco jusqu'aux hauteurs de la Kasbah.

Découvrir la médina de Tanger

Le Grand Socco

Le Grand Socco constitue l'une des principales portes d'entrée vers la médina.

La place marque la transition entre la vieille ville et les quartiers plus modernes de Tanger.

À proximité se trouvent notamment les jardins de la Mendoubia, également cités par l'Office National Marocain du Tourisme parmi les lieux à découvrir.

Découvrir le Grand Socco

Le Petit Socco

Au cœur de la médina, la petite place du Petit Socco (Souq Dakhli) occupe un site chargé d'histoire : selon plusieurs sources locales, elle correspondrait à l'emplacement du forum de l'antique Tingis, à l'époque romaine.

Durant la période du Statut international de Tanger (1923-1956), la place devient le centre névralgique des affaires et de la vie nocturne de la ville : banques, journaux et maisons de jeu s'y côtoient, dans une effervescence propre à la Zone internationale.

C'est cette atmosphère qui attire, à partir des années 1950, les écrivains de la Beat Generation. L'Américain Paul Bowles, installé à Tanger depuis 1931, y côtoie notamment William S. Burroughs — qui y rédige une partie du Festin nu — ainsi qu'Allen Ginsberg, Jack Kerouac ou encore l'écrivain français Jean Genet. Les terrasses de café du Petit Socco, en particulier le Café Central, deviennent un lieu de rencontre entre ces figures littéraires et l'écrivain marocain Mohamed Choukri.

Aujourd'hui encore, ses terrasses qui se font face en font l'un des lieux les plus animés de la médina, où se croisent commerçants, habitants et voyageurs.

Découvrir le Petit Socco

La Légation américaine

Située dans la médina, au 8 Rue d'Amérique, la Légation américaine constitue l'un des lieux historiques les plus originaux de Tanger.

Son site officiel indique actuellement une ouverture :

  • du lundi au vendredi : 10 h à 17 h ;
  • samedi et dimanche : 10 h à 15 h.

La visite permet de découvrir l'histoire des relations entre le Maroc et les États-Unis ainsi qu'une remarquable demeure historique de la médina.

Découvrir la Légation américaine de Tanger

La Cinémathèque de Tanger

Sur la place du Grand Socco se trouve un autre lieu emblématique de la vie culturelle tangéroise : l'ancien Cinéma Rif, aujourd'hui Cinémathèque de Tanger.

Construit à la fin des années 1930, ce cinéma a connu son âge d'or lorsque Tanger comptait, selon plusieurs témoignages d'époque, l'une des plus fortes densités de salles de cinéma du Maroc. Comme beaucoup d'autres salles de la ville, il a ensuite traversé une longue période de déclin.

En 2004, la photographe tangéroise Yto Barrada rachète le bâtiment, alors menacé, avec la productrice Irina Prentice et le producteur Cyriac Auriol. L'association qu'ils fondent avec le réalisateur marocain Latif Lahlou ouvre officiellement la Cinémathèque de Tanger (CDT) en février 2007, selon les informations publiées par l'institution elle-même.

Le bâtiment Art déco est restauré par l'architecte français Jean-Marc Lalo. La Cinémathèque devient le premier cinéma d'art et d'essai d'Afrique du Nord, membre du réseau NAAS (Network of Arab Arthouse Screens), qui réunit les salles de cinéma indépendant du monde arabe.

Sa programmation privilégie la diversité de la production cinématographique internationale, loin de l'hégémonie des films commerciaux, et l'institution conserve une collection de films, d'affiches et de documents liés à l'histoire du cinéma marocain et nord-africain.

Découvrir la Cinémathèque de Tanger

La Grande Mosquée de Tanger

Située au cœur de la médina, la Grande Mosquée de Tanger occupe un site religieux dont l'histoire remonterait, selon la tradition locale, à l'Antiquité : on y situe généralement les vestiges d'un temple romain dédié à Hercule, puis d'une église datant du Ve siècle.

Après la conquête arabe, l'édifice est transformé en mosquée. Il redevient un lieu de culte chrétien à deux reprises, durant les occupations portugaise puis anglaise de la ville, avant d'être définitivement rendu à l'islam en 1684, après la reconquête de Tanger par les forces d'Ali Ben Abdallah Errifi au nom du sultan alaouite Moulay Ismaïl.

La mosquée reconstruite à cette époque est toutefois jugée sommaire par les voyageurs de l'époque. En 1815, le sultan Moulay Slimane, choqué par l'état du bâtiment lors d'une visite, ordonne sa reconstruction complète. L'édifice actuel, achevé vers 1817-1818, doit l'essentiel de son aspect à cette campagne de travaux.

Le lieu garde également une place dans l'histoire politique du Maroc contemporain : le sultan Mohammed V s'y serait rendu le 11 avril 1947, avant de prononcer, dans les jardins voisins de la Mendoubia, un discours resté célèbre comme l'un des jalons du mouvement vers l'indépendance.

Comme la plupart des mosquées marocaines en activité, son accès intérieur reste réservé aux musulmans.

Découvrir la Grande Mosquée de Tanger

Le Théâtre Cervantès

Non loin de la médina se dresse la silhouette du Théâtre Cervantès (Gran Teatro Cervantes), l'un des monuments les plus représentatifs de la présence espagnole à Tanger.

Sa première pierre est posée le 2 avril 1911, à l'initiative du couple d'émigrés de Cadix Esperanza Orellana et Manuel Peña, avec l'homme d'affaires Antonio Gallego. Le théâtre ouvre ses portes le 11 décembre 1913, avec une capacité de l'ordre de 1 400 places selon les sources les plus citées, ce qui en fait longtemps la plus grande salle de spectacle d'Afrique.

Les matériaux de construction sont en grande partie importés d'Espagne. Pendant les décennies suivantes, il accueille des compagnies d'opérette, des pièces de théâtre et parmi les toutes premières projections de cinéma de la région, reflet du cosmopolitisme de la ville durant la période de la Zone internationale.

Confronté à des difficultés financières, son propriétaire le lègue à l'État espagnol en 1929. Le théâtre ferme en 1974, puis reste loué symboliquement, avant de connaître une longue période d'abandon.

En 2019, l'Espagne s'engage à céder le bâtiment au Maroc, à condition qu'il soit restauré dans le respect de son architecture d'origine et qu'il conserve son nom. Le transfert de propriété est officialisé en 2023. Les travaux de restauration, financés par l'Agence pour le développement du Nord, sont toujours en cours.

Découvrir le Théâtre Cervantès

Palais Perdicaris et Parc Rmilat

À l'ouest de Tanger, la forêt de Rmilat abrite l'un des épisodes les plus singuliers de l'histoire diplomatique de la ville : le château Perdicaris.

Le bâtiment est construit à partir de 1872 par Ion Perdicaris, homme d'affaires d'origine gréco-américaine, sur un domaine d'une soixantaine d'hectares. Il y installe sa femme Ellen Varley, atteinte d'une maladie pulmonaire, pour laquelle l'air de cette forêt en hauteur, face au détroit, est alors jugé bénéfique.

Le 18 mai 1904, Perdicaris et son beau-fils Cromwell Varley sont enlevés par le chef rebelle Ahmed al-Raisuli. L'affaire prend une ampleur internationale : le gouvernement américain, sous la présidence de Theodore Roosevelt, engage une flotte de guerre et exige la libération des otages, résumée par le télégramme resté célèbre : « Perdicaris vivant, ou Raisuli mort ». Une rançon de 70 000 dollars est finalement versée fin juin 1904 pour obtenir sa libération.

Rachetée en 1930 par Thami El Glaoui, pacha de Marrakech, la propriété change plusieurs fois de mains avant de revenir à l'État marocain.

Depuis 2022, l'ancien château accueille un Centre d'Interprétation du Patrimoine consacré à l'histoire du personnage et à la biodiversité de la forêt de Rmilat, aujourd'hui classée site d'intérêt biologique et écologique. Le parc environnant, accessible gratuitement, reste l'un des rares grands espaces verts ouverts au public à Tanger.

Découvrir le Palais Perdicaris et le Parc Rmilat

Cap Spartel et les Grottes d'Hercule

À l'ouest du centre-ville se trouvent deux des sites les plus connus des environs de Tanger : Cap Spartel et les Grottes d'Hercule.

Cap Spartel offre de vastes panoramas sur le littoral et le détroit.

Les Grottes d'Hercule constituent quant à elles un site naturel entouré de nombreuses traditions et légendes.

L'Office National Marocain du Tourisme les présente parmi les principales attractions naturelles des environs de Tanger.

Le nom du site fait référence au héros de la mythologie grecque, mais les récits affirmant qu'Hercule aurait réellement séjourné dans ces grottes appartiennent au domaine de la légende.

Combien de temps prévoir pour visiter Tanger ?

Une journée complète permet de découvrir une grande partie du centre historique : Kasbah, musée, médina, Grand Socco et Légation américaine.

Pour ajouter Cap Spartel, les Grottes d'Hercule et le littoral, deux jours offrent une visite beaucoup plus confortable.

Tanger peut également servir de point de départ pour découvrir le nord du Maroc, notamment Tétouan, Asilah et Chefchaouen.

Se déplacer à Tanger

Le centre historique se visite facilement à pied.

La médina comporte toutefois des ruelles étroites, des escaliers et plusieurs passages en pente.

Pour rejoindre les sites plus éloignés comme Cap Spartel ou les Grottes d'Hercule, un taxi, une voiture ou un transfert est généralement plus pratique.

Tanger possède par ailleurs d'importantes infrastructures de transport.

La ville est desservie par le train, notamment par la ligne à grande vitesse reliant Tanger à Kénitra, Rabat et Casablanca.

Elle dispose également d'un aéroport international ainsi que d'importantes liaisons maritimes avec l'Europe depuis la région du détroit.

Tanger, une ville entre plusieurs mondes

Tanger est souvent décrite comme la ville où l'Afrique rencontre l'Europe.

La formule est séduisante, mais son histoire est encore plus riche.

La ville a connu l'Antiquité méditerranéenne, des siècles d'histoire marocaine, l'occupation portugaise, une courte période anglaise, le développement d'une importante activité diplomatique puis l'expérience exceptionnelle de la Zone internationale.

Aujourd'hui, ces différentes périodes continuent de coexister dans son paysage urbain.

En quelques centaines de mètres, le visiteur peut passer d'un ancien palais marocain décoré de zelliges à une légation américaine du XIXe siècle, puis rejoindre les ruelles d'une médina dominant le détroit de Gibraltar.

C'est cette accumulation de cultures, d'époques et d'influences qui fait de Tanger l'une des villes patrimoniales les plus singulières du Maroc.

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Le patrimoine marocain ne se résume pas à un seul lieu. Palais, médersas, musées, sites archéologiques et monuments racontent chacun une partie de son histoire.

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